qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
parfois au fond de moi se ranime
l'eau verte du canal du midi
et la brique rouge des minimes
ô mon pays, o toulouse, o toulouse
je reprends l'avenue vers l'école
mon cartable est bourré de coups de poings
ici, si tu cognes, tu gagnes
ici, même les mémés aiment la castagne
ô mon pays, o toulouse
un torrent de cailloux roule dans ton accent
ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
on se traite de con à peine qu'on se traite
il y a de l'orage dans l'air et pourtant
l'église saint-sernin illumine le soir
une fleur de corail que le soleil arrose
c'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
c'est peut-être pour ça qu'on te dit ville rose
je revois ton pavé, o ma cité gasconne
ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
est-ce l'espagne en toi qui pousse un peu sa corne
ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?
voici le capitole, j'y arrête mes pas
les ténors enrhumés tremblent sous leurs ventouses
j'entends encore l'écho de la voix de papa
c'était en ce temps-la mon seul chanteur de blues
aujourd'hui, tes buildings grimpent haut
à blagnac, tes avions sont plus beaux
si l'un me ramène sur cette ville
pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles
ô mon pays, o toulouse, o toulouse
(claude nougaro - toulouse)
Publié par dioxyd à 00:38:35 dans travel | Commentaires (2) | Permaliens
merci mon juju, je pense très fort à toi. Publié par dioxyd à 22:56:32 dans travel | Commentaires (0) | Permaliens
en route pour les amériques.Publié par dioxyd à 22:38:19 dans travel | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par dioxyd à 00:17:06 dans travel | Commentaires (1) | Permaliens
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